Je me demandais si le temps était venu…
C’était bien jusque là,
puis c’est devenu embarrassant.
Question bête.
Regards bêtes.
Enfin, moi.
Regard bête, doigts empêtrés.
Toi, regard clair.
Tu me traverses ou tu me foudroies.
Là, ça n’a aucune importance.
Là, je suis là.
Là où où je veux être, là, avec toi,
comme j’en ai rêvé tant de fois.
Depuis 24h.
Depuis que tu m’as regardée et que tu m’as dit
On peut se revoir,
un jour.
Demain, par exemple.
Je voudrais te regarder (…)
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Textes
Des textes qui ne parlent pas de danse.
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Douce comme l’éclair
28 décembre 2025, par Flaz -
L’envers des appareils
15 octobre 2025, par Flaz7h37. Se réveiller ! Ça commence mal. Une journée à vivre pour la seule raison que ça fait 25 185 jours qu’elle n’a rien fait et de rares fois rien réussi à faire que ça ne recommence pas. Parvenir à se lever change son humeur. Elle ne cherche pas à le faire bien. Sentir tout son poids sur ses deux pieds. C’est ça « le faire bien » : tout sur deux. Tout dans le résultat. Il faut ça pour affronter ce qu’elle appelle les « appareils ». Ça commence avec la clenche de la porte de la chambre où (…)
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Folles
15 octobre 2025, par FlazNous dérangeons par notre seule existence.
Nous désordonnons par nos amours.
Nous sommes montrées du doigt sans être vues.
Nous sommes lues avant d’être écoutées.
Nous sommes assignées avant d’être nées.
Nous agissons en pleine lumière, dans l’ombre du noir mépris.
Nous recollons sans relâche ce qu’iels brisent en nous et aux noues.
Nous minons les fondements des statues mortes qui tuent.
Nous écoutons et, parfois, nous entendons. -
Tisser
31 mai 2025, par FlazCe que j’apprends très vite, c’est que nous sommes liées. Ça sonne profond (un peu), sincère (vraiment ?). Reset ! \n. Ce que j’ai appris très vite, c’est que j’avais beaucoup de mal avec le lien. Il m’a fallu longtemps pour comprendre que j’aimais ça. Pas comme le marbré chocolat, pépites de chocolat, qui me régale de temps en temps. Tisser des liens avec d’autres humaines est l’expérience la plus belle, la plus enrichissante, la plus exaltante que je peux imaginer traverser, le temps de (…)
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De l’autre côté du bout des doigts
28 février 2025, par FlazJ’ai aimé respirer le code.
Je devais aimer le fait que ça sente…
Que ça sente…
Que ça sente rien.
Juste sous les doigts,
comme une projection du cerveau qui arrive nulle part,
fluide, plastique, alignée,
mais chorégraphiée. Le code ça se danse aussi.
Une danse amputée, en apnée.
Je préfère quand mes doigts effleurent ta peau.
À toi que je ne connais pas.
Expression absurde.
Tant tu m’as donné à sentir de toi.
De l’index qui se dérobe.
Au majeur qui colle, sans pression, (…) -
La passeuse
15 janvier 2025, par FlazLa poutre au plafond, le plafond et au-delà. La braise.
La direction, l’orientation, pour commencer.
Le déplacement, les pieds qui se relaient, réguliers, à la mesure.
Le buste, appuyé sur le bassin, qui racontera l’histoire qu’on se racontera.
Elle montre.
Et puis les bras, jamais à l’heure, qui dessinent l’enveloppe du temps.
Retenir tout ça ?
Elle montre.
Et puis elle fait.
La forme disparaît.
Le souffle chaud. L’espace se courbe. Le studio disparaît.
Elle déforme le temps.
Le (…) -
S’agirs - S’oublier - Se re-poser
5 septembre 2024, par FlazSur le portail de l’école, il a été écrit « Il est sage de s’agir ». Si j’insiste sur le « s’ », c’est que j’ai
conscience d’être agie, quoi que je fasse. S’agir serait participer de cette fête qui est plus
bourgeons que labours, pas vraiment fabriquée mais bien « faite ».
Ça peut virer à l’obsession, de s’agir. Être un full time job. Mais là, tu t’agis plus, t’es agie par
l’injonction à t’agir. Alors, je m’exerce à m’oublier. C’est pas faire comme si j’existais pas. C’est
avoir assez (…) -
De la place et du temps
7 juillet 2024, par FlazIl ne se passe pas une journée qui ne me demande de me penser comme une femme trans.
C’est pas que ça dérange,
en soi.
J’en suis fière.
Mais j’imagine que ça ferait de la place dans ma tête
si ça ne s’imposait pas tout le temps.
Plus de place pour me penser autrement,
pour faire de la place aux amies, aux inconnues,
et, qui sait,
passer une journée entière sans avoir à me penser,
ni telle, ni telle autre,
ni comme ça,
ni autrement.
De la place et du temps.
Du temps (…)